Aujourd'hui,
URGENT
Soum: le grand imam de la ville de Djibo a été enlevé ce mardi 11 août 2020 à la mi journée (infowakat.net). 
Sport: la jeunesse de Tampouy rend hommage au défunt journaliste Yannick Sankara à travers le tournoi "Génération consciente". 
Politique: la réception des dossiers de candidature à la présidentielle de 2020 au Burkina Faso fixée du 28 septembre au 3 octobre.
Burkina: un syndicat de journalistes dénonce des intimidations sur les travailleurs des médias publics. 
Culture: le Fonds de soutien du président du Faso aux acteurs culturels reçoit les dossiers de candidature à partir du 12 août 2020. 
Armée: 2250 nouveaux soldats présentés au drapeau le 7 août 2020, au camp militaire Ouezzin-Coulibaly de Bobo-Dioulasso.
Burkina: un rassemblement de soutien à Blaise Compaoré interdit à Ouagadougou. 
Agriculture: les parasites, notamment les chenilles légionnaires, ont été maîtrisés à 98% dans la region du Sud-Ouest (Directeur régional).
Covid-19: l’ambassade de Chine au Burkina offre 10 000 masques et 20 thermomètres au ministère de l’Education nationale.   
Burkina: la police met fin aux activités d’un réseau de présumés malfrats dans la ville de Ouaga détenant 509 cartes bancaires.   

CULTURE

La 11e édition de « Engagement féminin » bat son plein. Cette édition se tient du 1er au 27 juillet 2019. Une table ronde entrant dans le cadre de ce projet  a été organisée dans la soirée du samedi 20 juillet 2019 à l’Institut Goethe.

La première table-ronde de l’acte 11 de Engagement féminin s’est tenue dans la soirée du samedi 20 juillet. Monique Ilboudo (juriste, écrivaine et ancienne ministre) s’est entretenue avec les danseuses et danseurs et d’autres artistes autour du thème « L’engagement des femmes dans la créations contemporaine en Afrique ».

Pour Monique Ilboudo, les femmes s’affirment dans le monde de la création. Mais cela s’est fait au prix de nombreuses luttes. Il a fallu qu’il y ait des pionnières dans le domaine pour que les femmes soient de plus en plus acceptées. L’oratrice a pris l’exemple de Irène Tassembédo, Blandine Yaméogo (en danse contemporaine), de Mariama Bâ, Aminata Sow Fall, Bernadette Dao (en littérature), de Fanta Nacro, Apolline Traoré (pour le cinéma), etc.

Les femmes sont confrontées à des difficultés dans le monde de la création. Les difficultés sont liées à tout ce qui, dans la société conduit à faire la différence dans l’éducation entre garçons et filles. Plus précisément, ce qu’on autorise aux filles ou ce qu’on leur interdit. La danse en particulier concerne les corps. Et de façon universelle, mais particulièrement en Afrique, on ne veut pas laisser le corps à la disposition de la femme elle-même. Parce que la société estime que le corps de la femme est le temple de la vie et, la laisser aller danser serait lui permettre de transformer ce corps. 

Des témoignages des danseuses contemporaines, le métier est difficile. Certaines ont failli à maintes reprises abandonner parce que comme elles le disent, c‘est du « donnant-donnant » souvent dans le métier. Sans compter les harcèlements sexuels dont elles sont victimes. Pour Monique Ilboudo, « la figure du père » est très importante pour amener les femmes à se dépasser dans les domaines qu’elles entreprennent. « Parce que dans nos sociétés, c’est le père qui décide. Et, s’il y a des cas où des femmes ont réussi sans l’avis de leur père, il reste que beaucoup ont eu l’accord tacite de leur père. Elle a également insisté sur le fait que la lutte des femmes n’est pas une lutte contre les hommes, mais une lutte pour une égalité de leurs droits » va-t-elle laissé entendre.

Pour rappel, le projet « Engagement féminin » a été lancé en 2008 par Auguste Ouédraogo et Bienvenue Bazié, tous deux chorégraphes. Ce projet vise à corriger la faible présence féminine parmi les artistes chorégraphes sur le continent africain. Il allie la formation professionnelle en danse contemporaine, la formation en administration culturelle, la régie son et lumière, la direction artistique et les débats sur la profession d’artiste danseuse et danseur. La 11e édition se poursuit jusqu’au 27 juillet 2019. Formations, tables-rondes, reboisement, restitution, sont en substance les activités prévues.

                                                                   

 

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