Aujourd'hui,
URGENT
Maouloud 2020: la journée du jeudi 29 octobre 2020 déclarée chômée et payée sau Burkina Faso.  
Justice: Jean Claude Bouda recouvre la liberté 5 mois après sa détention à la Maco. 
Burkina:  18 Burkinabè meurent dans un accident à l'entrée de Bouaké en Côte d'Ivoire (conseil des ministres).       
Mali: plus de 100 djihadistes libérés en vue d’un échange pour obtenir la libération de Soumaïla Cissé et Sophie Pétronin (AFP).
Togo: la BOAD injecte 20 milliards FCFA dans le projet cimentier du magnat Burkinabè Inoussa Kanazoé.
Présidentielle/2020: la jeunesse de l’Union pour le progrès et le changement collecte 26 millions de FCFA pour la caution de Zéphirin Diabré.
Sécurité: le Soudan détruit 300.000 armes à feu illégales dans le cadre du projet national de collecte d'armes
Santé: le Bénin lance la construction d'un Centre hospitalier et universitaire de référence dans la sous-région ouest-africaine.  
Présidentielle/2020 : le dossier du candidat Roch Marc Christian Kaboré déposé par Simon Compaoré, président du MPP, parti au pouvoir. 
Burkina: Mahamadi Kouanda démissionne du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP, ex parti au pouvoir).

photo:RTB

CULTURE

Depuis le 5 juillet dernier, et ce jusqu’au 14 juillet prochain, est à l’affiche au Carrefour international de théâtre de Ouagadougou (CITO), « La tragédie du roi Christophe ». Cette représentation est l’œuvre du collectif Béneeré, en collaboration avec le théâtre national populaire de France, dont son directeur, Christian Schiaretti a assuré la mise en scène. Pour ce dernier, cette représentation aussi amusante qu’émouvante pose avec acuité la réinvention du modèle politique.

D’une durée d’environ 3 heures de temps, c’est sur une scène de combat de coqs en Haïti, que s’ouvre la pièce. Cette image en réalité, s’apparente à un symbole de la lutte politique. Dans ce contexte, ce combat se mène entre Alexandre Pétion, président de la république et Henri Christophe, roi autoproclamé dans le nord de Haïti. En effet, et selon Christian Schiaretti, cette production entre dans le cadre d’un projet, qui est d’apporter un élément de réponse aux allégations de Nicolas Sarkozy, ex président de la république française, faisant cas de ce que « le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez dans l’histoire ».     

Ainsi, le metteur en scène laisse entendre que cette adaptation de « La tragédie du roi Christophe », fait un point d’honneur à la détermination qui caractérisait un homme noir de surcroit, qui avait pour ambition de sortir son peuple de la servitude. C’est en réalité « la bravoure de la race noire qui est mise en avant », rapporte Christian Schiaretti.

La pièce raconte comment le noir Henri Christophe, s’impose face au mulâtre Alexandre Pétion qui défendit la capitale Port-au-Prince lorsque le pays se scinde en deux après le départ des français. Cette tragédie de la décolonisation est une métaphore de l’échec de l’instauration d’une démocratie dans un pays libéré du joug de l’oppresseur. Prétextant offrir la liberté, le roi Christophe impose la tyrannie à son peuple. Ce qui fait de lui un dictateur, plutôt qu’un personnage ridicule. Et dans ce rôle, Aristide Tarnagada est bien plus qu’impressionnant. Celui-ci est accompagné sur scène par plus d’une vingtaine d’autres acteurs, parmi lesquels on dénombre quatre musiciens (trois instrumentistes et une chanteuse).

« La tragédie du roi Christophe » version Collectif Béneeré (qui vient de l’hériter des mains de Christian Schiaretti), est l’affiche tous les mercredi, jeudi, vendredi et samedi à 20 heures au CITO.  

 

 

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